Quand chercher un travail te ramène dans ta chambre d’enfant
- 24 juin
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À 26 ans, je pensais être plus avancé dans ma vie. Je m’imaginais avec un emploi stable, un appartement, une routine bien à moi. Pourtant, après la fin de mes études et plusieurs mois de recherche d’emploi, j’ai dû faire un choix que je n’avais pas vraiment prévu : retourner vivre chez mes parents.
Au départ, je me suis dit que ce serait temporaire. Quelques semaines, peut-être un mois ou deux, le temps de trouver un travail. Mais les candidatures envoyées, les entretiens sans suite et les réponses négatives ont rendu cette période plus longue que prévu.
Revenir chez ses parents, c’est un mélange de soulagement et de frustration. D’un côté, je sais que j’ai de la chance. Je suis entouré, je n’ai pas à supporter seul la pression financière, et je peux continuer à chercher un emploi dans de meilleures conditions. Mais de l’autre, il y a ce sentiment étrange de revenir en arrière.
Retrouver sa chambre, reprendre certaines habitudes familiales, devoir expliquer où l’on en est, ce que l’on fait de ses journées, pourquoi on n’a pas encore trouvé… Tout cela peut devenir pesant. Ce n’est pas que mes parents me mettent la pression, mais à cet âge, on a envie d’être autonome, de construire sa propre vie, de prouver que l’on est capable d’avancer seul.
Le plus difficile, finalement, ce n’est pas seulement de vivre chez ses parents. C’est le regard que l’on porte sur soi. On se compare aux autres, à ceux qui travaillent déjà, qui s’installent, qui semblent avoir trouvé leur place. Même si l’on sait que chacun avance à son rythme, il est parfois difficile de ne pas se sentir en retard.
Chercher un emploi demande beaucoup d’énergie. Il faut envoyer des CV, adapter ses lettres, préparer des entretiens, encaisser les silences et recommencer. Pendant ce temps, il faut aussi garder confiance, même quand les résultats tardent à venir.
Aujourd’hui, j’essaie de voir cette période autrement. Retourner chez mes parents n’est pas un échec. C’est une étape de transition, inconfortable mais nécessaire. Je ne suis pas en train de reculer, je suis en train de me préparer à repartir.
Même si ce n’est pas toujours simple à accepter, je me rappelle que trouver sa place prend parfois plus de temps que prévu. L’essentiel, c’est de continuer à avancer.
-Baptiste, 26 ans
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