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Et si ton corps essayait simplement de te parler ?

  • il y a 18 heures
  • 2 min de lecture

Quand mon corps a commencé à changer, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait.Je mangeais comme avant, je faisais attention, parfois même plus qu’avant… pourtant, le chiffre sur la balance continuait de monter. Lentement. Puis rapidement. Et avec lui, les remarques, les regards et surtout la culpabilité.


Au début, je pensais que c’était “de ma faute”.


Que je manquais de volonté. Que je faisais mal les choses. Alors j’ai essayé de contrôler davantage : moins manger, compter chaque calorie, me priver. Mais plus je luttais contre mon corps, plus je me sentais épuisée.


Ce que je ne savais pas encore, c’est que mon corps essayait simplement de me parler.


Après plusieurs mois d’incompréhension, de fatigue constante, de variations d’humeur, de sommeil perturbé et de prise de poids inexpliquée, j’ai fini par découvrir que je souffrais d’un dérèglement hormonal.


Et soudain, tout a pris un autre sens.


Les hormones jouent un rôle immense dans notre corps : elles influencent le métabolisme, la faim, le stress, le sommeil, l’énergie et même la manière dont notre organisme stocke les graisses. Quand elles se dérèglent, le corps change… parfois sans que l’on puisse vraiment le contrôler.


Mais le plus difficile, ce n’était pas seulement le changement physique.

C’était le regard porté sur moi. Les conseils non demandés. Les phrases comme “tu devrais faire plus attention” ou “il suffit de se reprendre en main”. Comme si tout était une question de motivation.


On parle souvent de prise de poids comme d’un simple chiffre. Pourtant, derrière, il peut y avoir de la douleur, de la fatigue, des troubles hormonaux, du stress, un traitement médical ou une souffrance invisible.


Avec le temps, j’ai appris quelque chose d’important : écouter son corps vaut mieux que le combattre.


Aujourd’hui, je ne cherche plus à punir mon corps pour ce qu’il traverse. J’essaie de le comprendre, de prendre soin de lui et d’avancer avec plus de douceur envers moi-même.


Parce qu’on ne connaît jamais vraiment les combats que quelqu’un mène en silence.


-Sirine, 27 ans

 
 
 

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