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Notre avenir se décide aussi dans les urnes

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Je m’appelle Kevin, j’ai 27 ans et je suis en 7ᵉ année de médecine à Aubagne. Entre les stages à l’hôpital, les gardes et les révisions, la politique n’est pas toujours le sujet dont on parle le plus entre étudiants. La plupart du temps, nos discussions tournent plutôt autour des patients, des examens, de la fatigue ou du manque de sommeil.


Pourtant, au fil des années, j’ai commencé à comprendre que beaucoup de choses qui se passent à l’hôpital ne dépendent pas seulement des médecins ou du personnel soignant. Elles dépendent aussi de décisions prises bien plus loin de nous.


Quand on est étudiant en médecine, on découvre progressivement la réalité du système de santé. On voit des services débordés, des équipes qui font de leur mieux malgré le manque de moyens, des patients qui attendent longtemps avant d’être pris en charge. Ces situations ne sont pas seulement des problèmes d’organisation ou de médecine. Elles sont aussi liées à des choix de société.


Autour de moi, beaucoup de jeunes disent qu’ils n’iront pas voter. Certains pensent que cela ne sert à rien, d’autres ont l’impression que leur voix ne compte pas vraiment. Parfois, la politique semble compliquée, distante, presque déconnectée de la réalité quotidienne. Je peux comprendre ce sentiment. Quand on se sent peu représenté ou peu écouté, on peut facilement perdre l’envie de participer.


Mais avec le temps, j’ai commencé à voir les choses autrement. Même si un vote paraît petit, c’est une manière de participer à la société dans laquelle on vit. Ne pas voter, c’est aussi un choix, mais c’est un choix qui laisse les autres décider entièrement à notre place.


Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement passionné par la politique. Ce qui me passionne, c’est la médecine, les patients que je rencontre, et le métier que j’apprends à exercer. Pourtant, j’ai compris que mon futur métier sera forcément influencé par des décisions collectives : l’organisation du système de santé, les conditions de travail des soignants, l’accès aux soins pour certaines populations.


Un jour, lors d’un stage à l’hôpital, j’ai discuté avec un patient âgé qui me racontait qu’il avait voté à toutes les élections depuis qu’il en avait le droit. Il m’a dit quelque chose de très simple : pour lui, voter était une manière de rester impliqué dans la société. Même si son vote n’était qu’un parmi des millions, il avait le sentiment de faire partie des décisions qui façonnent le pays.


Cette phrase m’est restée en tête.


Aujourd’hui, je ne vote pas parce que je pense que tout est parfait, ni parce que je suis certain que mon vote va changer le monde. Je vote simplement parce que je pense que participer est important. C’est une manière de dire que les décisions prises pour notre société nous concernent tous.


Merci à vous.


-Kevin, 27 ans

 
 
 

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